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Pourquoi IEPA

Le monde de la prothese articulaire, que ce soit la hanche le genou

la cheville ou encore l'epaule la main le pied et plus recemment la prothese cervicale ou lombaire,

obeit a un meme cahier des charges.

Le passage du patient d'une situation de douleur a une situation de non douleur

et ceci pour la duree la plus longue possible.

Les grands principes sont les memes pour toutes les protheses et les risques de complications sont dans leur ensemble communs.

Il existe cependant des choix a faire, nous vous presentons les grandes lignes de reflexion en insistant sur la prothese de hanche

Le fait de se faire opérer d'une arthroplastie à l'aide d'une prothèse n'est pas une décision anodine.

Les cliniques n’opèrent pas, seuls les chirurgiens opèrent.

Le choix doit être total.

Vous n'imagineriez pas aller chez un vendeur de voiture et lui demander : une voiture s'il vous plaît. Et lui laisser ainsi le libre choix de la marque de la motorisation etc

Il devrait en aller de même avec une prothèse. Ce n'est quasiment jamais le cas.

Les patients ne savent jamais quel type d'implant ils vont avoir. la marque, l' antériorité, les résultats.

Quand exceptionnellement ils ont été informé sur l'implant ils ne le sont pas sur le choix alternatif.

La même constatation peut être faite sur la technique opératoire et la plateau technique.

IEPA regroupe des praticiens qui s'engagent.

Ils s'engagent sur la technique opératoire employée  sur les implants mis en place et aussi sur la qualité du plateau technique.

IEPA regroupe des praticiens qui utilisent les mêmes implants et la même technique opératoire et opèrent dans des structures garantissant un maximum de sécurité

Vous trouverez sur ce document les engagements d'IEPA en ce qui concerne les pathologies traitées.

l’articulation de la hanche

L’articulation de la hanche représente la jonction articulaire entre le tronc et les jambes; elle relie les os du bassin au fémur.

C’est une articulation formée de deux parties qui permet, grâce à sa forme, une grande liberté de mouvement.

image.pict La tête fémorale à l’extrémité proximale du fémur s’emboîte dans la cavité cotyloïdienne (ou cotyle) qui appartient au bassin.

La stabilité de la hanche normale est asDSCN2872.JPGsurée par la congruence naturelle entre la tête fémorale et la cavité cotyloïdiDSCN2920.jpgenne, par la musculature autour de l’articulation et également par la capsule articulaire.

L’ARTHROSE EST LA DISPARITION

 DU CARTILAGE.

Le cartilage devient de plus en plus mince pour disparaître complètement par endroit ou même sur toute la surface de image0.pict   image1.pict

l’articulation.

A un stade d’usure supérieur, il se produit des trous ( géodes ) dans l’os lui même. Or, la mobilité de l’articulation dépend de la présence de cartilage.

A QUOI SERT LE CARTILAGE

Le cartilage est la surface de glissement de l’articulation, il est baigné dans le liquide synoviale.

Il a aussi une fonction d’amortissement des chocs lors de la marche.

LES CAUSES DE L’ARTHROSE

- La cause la plus fréquente est l’absence de cause. On trouve souvent une notion d’arthrose familiale. ( origine génétique ? )

- le surmenage articulaire soit par une activité intense soit par un surpoids majore le risque d’arthrose de hanche.

-les anomalies congénitales de hanche sont aussi une cause fréquente. Certaines régions sont particulièrement touchées par ces anomalies architecturales de hanche ( Bretagne ).

D’autre en sont pratiquement indemne ( Esquimaux ).

- Les séquelles de traumatismes

- les séquelles d’une infection articulaire ( souvent de l’enfance )

image2.pict Qu'est-ce qu'une PTH ? hanche-indic.jpg

Lien utile:http://perso.wanadoo.fr/iepa/

Les prothèses totales de hanche ont pour but de remplacer l’articulation coxo-fémorale détruite.

 Il existe actuellement sur le marché un grand nombre de prothèses, de formes et de tailles différentes, mais elles sont toutes constituées de deux implants indépendants l’un de l’autre: une pièce fémorale et une cupule cotyloïdienne.

Le cotyle prothétique s’implante dans le bassin à l’endroit du cotyle naturel. Il est composé d’une cupule hémisphérique en polyéthylène, métal ou céramique qui constitue la surface de glissement de l’articulation prothétique. Dans la plupart des modèles cette surface de glissement est sertie dans une cupule métallique assurant le contact avec l’os du bassin.

La pièce fémorale est composée d’une tête fémorale métallique ou céramique sphérique enchâssée sur la tige fémorale. Le diamètre de la tête prothétique est identique au diamètre interne de la cupule cotyloïdienne. Il assure la congruence et la stabilité de l’articulation artificielle et autorise des mouvements d’une amplitude très semblable à celle de la hanche normale. La tige d’implantation fémorale sert à ancrer la prothèse dans le fût fémoral osseux.

La fixation des composants sur le squelette peut être assurée de deux manières: soit à l’aide d’un «ciment chirurgical», soit par repousse osseuse secondaire.

Le ciment chirurgical est un polymère acrylique Il est introduit dans les cavités osseuses à l’état pâteux avant l’insertion des prothèses. Il durcira par polymérisation en 10 minutes environ, ancrant ainsi les composants prothétiques au squelette. Ce moyen de fixation immédiatement solide, autorise rapidement la marche sans limitation de charge.

LA HANCHE PAR VOIE MINI INVASIVE

 lien utile : voies d'abord Les interventions par voie mini-invasive regroupent en fait un certain nombre d’intervention.

Il ne faut pas se tromper sur l’appellation.

Il s’agit simplement de dire que la cicatrice doit être comprise entre 5 et 10 cm.

L’intervention peut se faire par voie antérieure, par voie postérieure, soit par voie externe, cela ne retire rien aux avantages et aux inconvénients

Des différentes voies d’abord : Il faut considérer en globalité que les interventions par voie mini-invasive nécessitent une technique chirurgicale mieux réglée et doivent être faites par des chirurgiens particulièrement entraînés. L’avantage principal de la voie mini-invasive  est de minimiser le risque de complications post opératoires et de façon accessoire de limiter la taille de la cicatrice pour des raisons esthétiques. Il existe tout de même une variante importante de la voie mini-invasive qui est double voie d’abord développée essentiellement par un laboratoire américain du nom de Zimmer. L’avantage de cette double voie d’abord n’est pas clair du tout car la limite principale de la voie mini-invasive est le fait de pouvoir laisser pénétrer des implants vers leur destination et que donc au moins une voie d’abord doit être suffisamment importante pour permettre cette introduction.

En pratique, une voie d’abord de 5 à 6 cm permet de laisser entrer tous les implants, que ce soit l’implant cotyloïdien ou l’implant fémoral, et en pratique il n’est pas nécessaire d’effectuer une deuxième voie d’abord pour l’introduction de ces implants. En conséquence, l’intérêt de cette double voie d’abord, c’est-à-dire deux cicatrices, ne paraît pas clair du tout … !

En ce qui concerne IEPA nous avons fait le choix de la mini voie postérieure qui allie les avantages d’une voie universelle capable d’être agrandie au besoin et  qui est est aussi la voie de l’indolence.

 Avant l'intervention chirurgicale

Lors du dernier entretien avec votre chirurgien, la décision commune de programmer votre intervention a été prise. Nous vous communiquons ci-après les prochains rendez-vous qui seront organisés pour assurer une prise en charge optimale avant votre opération.

Auto-transfusion

Lors de l’implantation d’une prothèse totale de la hanche, il se produit une inévitable perte de sang. Avec l’amélioration des techniques opératoires et le raccourcissement de la durée de l’intervention le saignement est bien moindre qu’il y a quelques années.

Pendant le mois qui précède l’intervention il faudra prendre des comprimés de fer, ceci afin d’augmenter le taux d’hémoglobine. Pendant l’intervention le saignement est récupéré grâce à un appareilllage spécial, ce sang est traité puis retransfusé. Il s’agit donc de votre sang qui vous est immédiatement retransfusé en salle de réveil.

En pratique cette technique est systématiquement utilisée mais le volume de saignement est le plus souvent si faible qu’il n’est pas utile de retransfuser.

Examen de pré-hospitalisation image3.pict

Dans le mois qui précède la date opératoire

    •Il est conseillé de faire une visite chez son généraliste afin de faire un point sur son état général. Le médecin est aussi le mieux placé pour coordonner les examens pré opératoires.

    • Une prise de sang

    • Un électrocardiogramme .et un examen cardiologique

    • Une radiographie dentaire

    •Un bilan radio de hanche standardisé

    • Vous serez ensuite vu par le médecin anesthésiste qui s’entretiendra avec vous des différents modes d’anesthésie ( locorégionale ou générale). C’est lors de cet entretien que vous lui remettrez le questionnaire que nous avons joint à la convocation. Questionnaire préalablement complété par vous mêmes éventuellement aidé de votre médecin traitant.

Vous entrerez à la clinique l’après-midi précédant le jour de votre opération.

Le matin de l’intervention, après une prémédication et un dernier lavage de la hanche à opérer, vous serez conduit en salle d’opération.

AU BLOC

Le plus souvent l’intervention est faitePE01023_.PICT sous rachi anesthésie ( dans le dos )

L’intervention va durer entre 30 et 60 mn.

la cicatrice est en arrière de la fesse et mesure entre 5 et 8 cm sauf exception.

Le saignement pendant l’intervention est très faible en règle: entre 50 et 200 cc. Le sang est récupéré et éventuellement retransfusé.

En règle pas de drain post opératoire.

Les fils sont le plus souvent résorbables.

Séjour de 2 heures au moins en post opératoire en salle de réveil.

A LA CLINIQUE

Le premier lever est fait le lendemain

dans les jours qui suivent les kinésithérapeute vous font marcher puis monter et descendre les escaliers.

Il faut marcher avec des cannes au début ( 30 à 45 jours )

Vous êtes bientôt prêts à rentrer chez vous.

Antibiotiques Anticoagulants Antalgiques vous sont prescrit en fonction d’un protocole

PE01981_.PICTRetour à domicile

La vie avec une prothèse de hanche

Prévention de la luxation:

        

Pendant un mois, dormir sur le dos à plat en maintenant les jambes écartées par un coussin.

        

Eviter absolument le mouvement combiné d’adduction-flexion- rotation interne pendant trois mois

cependant avec la prothèse utilisée le risque de luxation est très faible

Exercices:

        

Mobilisation régulière active et non forcée de la hanche en flexion-extension et en abduction

Activités:

    

Adapter vos activités. La prothèse est une pièce mécanique susceptible d’usure si elle est trop sollicitée.

Toutes les activités sont possibles.

Surveiller votre poids. Une surcharge pondérale est néfaste pour la prothèse.

Prévention thromboembolique:

    

Suivre scrupuleusement le traitement anticoagulant pendant un mois après l’opération. Ce traitement nécessite impérativement des contrôles sanguins réguliers une à deux fois par semaine.

Prévention de l’infection:

        

Avertir vos médecins (traitant, dentiste, gynécologue, urologue, autres) que vous avez une prothèse totale de hanche. Lors de chaque intervention ou au moindre soupçon de foyer infectieux votre médecin devra vous donner des antibiotiques pour ne pas risquer une contamination microbienne de la prothèse par voie sanguine. Cette complication est rare, mais peut survenir même très longtemps après la mise en place de la prothèse.

Contrôle postopératoire:

    

Vous serez contrôlé par votre chirurgien à la clinique six semaines après l’intervention. Puis à 3 mois, 6 mois et un an.

Combien de temps dure la prothèse

Schématiquement on peut dire

10 ans minimum

15 ans sûrement

20 ans peut être voire plus

Pour parodier une ancienne publicité : “ne s’use que si l’on s’en sert”

Ce qui en clair veut dire que plus on vieillit moins on a d’activité physique moins on use sPE01981_.PICTa prothèse et plus elle va durer.

IlBD06675_.PICT ne faut oublier que le but de la prothèse est de rendre le mouvement à la vie. Il faut donc vivre....

COMPLICATIONS

En fréquence les complications sont rares

La listes des complications que nous présentons n’est pas exhaustive

LES COMPLICATIONS NON EXCEPTIONNELLES :

LA LUXATION : ( Déboitement )

Rarissime avec les cotyles à double rotation

Plus fréquente avec les autres prothèses

Le risque est plus élevé au début

Très douloureuse, la luxation nécessite une réduction sous anesthésie générale.

En cas de luxation récidivante une ré-intervention est parfois nécessaire.

L’INÉGALITÉ DE LONGUEUR

Le réglage de la longueur est la chose la plus difficile dans une prothèse de hanche

Au delà de 1,5 cm cela devient un handicap et peut donc être considéré comme une complication.

Le seul moyen de corriger une inégalité de longueur supérieur à 1,5 cm est de pratiquer un changement de prothèse, SAUF si le coté opposé doit être opéré au quel cas on peut essayer de corriger l’inégalité au cours de l’intervention sur l’autre hanche.

Seule l’expérience du chirurgien permet de contrôler la longueur. Il existe cependant un outil informatique qui permet de NAVIGUER la longueur des membres inférieurs.

DESCELLEMENT PRÉCOCE : EN CAS DE PROTHÈSE CIMENTÉE

Un descellement précoce peut toujours survenir. Les causes ne sont pas toujours

très claires. On peut retenir comme causes favorisantes :

- une reprise trop rapide des activités physiques sans attendre le remodelage de l’os au contact du ciment ( cette phase dure 3 mois au moins )

- Un cimentage de mauvaise qualité

- Le hasard ( aléa thérapeutique )

DESCELLEMENT PRÉCOCE : EN CAS DE PROTHÈSE SANS CIMENT

Il faut plutôt parler d’absence de scellement secondaire. En effet dans le cas

d’une prothèse sans ciment l’os va coloniser la prothèse comme le lierre sur un

mur. Cette colonisation ne pourra se faire que si la prothèse ne bouge pas ( stabilité primaire ou initiale ) et n’est pas soumise à des contraintes trop importantes. Cette phase dure 3 mois au moins.

DESCELLEMENT : Manifestations cliniques

Douleurs : dans l’aine en cas de problème cotyloïdien, dans la cuisse en cas de

problème fémoral. Les douleurs doivent être persistantes sur plusieurs mois.

Le diagnostic clinique est parfois difficile, il faut s’aider de la radio et surtout

de la scintigraphie osseuse au technecium.

Une reprise chirurgicale est nécessaire.

INFECTIONS :

- Pendant l’intervention une contamination bactérienne est toujours possible,

elle est assez rare < 2 %

- Un autre mode de contamination est la contamination par voie hématogène, c’est à dire par voie sanguine. Au cours par exemple d’une infection dentaire, ORL, digestive cutanée …Une bonne prévention est donc à effectuer chez toute personne porteuse d’une prothèse.

Une infection nécessite toujours une reprise chirurgicale. Il s’agit d’un événement grave qui peut compromettre gravement l’avenir de la prothèse et donc de la fonction articulaire. Une infection de ce type peut aussi avoir des conséquences graves sur l’état général du patient. Une ou plusieurs interventions vont être nécessaire, dans la plupart des cas une nouvelle prothèse pourra être remise en place.

LES COMPLICATIONS EXCEPTIONNELLES :

PARALYSIE NERVEUSES

Elles sont rares et sont le fruits d’une compression d’un nerf.

Elles peuvent intéresser différents nerfs ; nerf crural, sciatique, fémoro

cutané.

L’évolution est souvent longue, parfois irréversible.

HÉMATOME

L’hématome après une prothèse de hanche est un phénomène normal. Cela ne devient une complication que lorsque cet hématome est trop abondant et occasionne une perte sanguine trop importante et :ou lorsque l’hématome comprime une structure de voisinage comme un nerf et occasionne alors une paralysie.

Rarement une évacuation chirurgicale est nécessaire.

REJET ALLERGIE

En théorie une allergie vraie est possible elle est rarissime.

Le plus souvent cela correspond à une infection.

BOITERIE DOULEUR

En dehors de toute complication le retour à une fonction de hanche strictement normal n’est pas garanti.

LA HANCHE OUBLIÉE, c’est à dire que le patient doit réfléchir pour savoir le coté opéré n’intéresse que 50% des cas environ.

COMPLICATIONS EXCEPTIONNELLES ...................

Fracture du fémur ou du bassin

Plaies vasculaires

Oubli de compresse…..

Complication liées à la prothèse : défaut de fabrication !

Calcifications des muscles et/ou tendons péri articulaires

COMPLICATIONS DE L’ANESTHÉSIE

A voir avec l’anesthésiste.

En résumé

une prothèse aux résultats le plus souvePE01981_.PICTnt excellePE01000_.PICTnts

nécessite une habitude chirurgicale car la mise en place de la prothèse est délicate

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